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2025-11-04

Aperçu #04

Ce n’est plus le fil rouge mais le câble en acier trempé.
Le livre est une conjonction.
Où l’écriture est une suite de protocoles plus ou moins organisés, connus et partagés…
Les éditions se succèdent, le texte n’est jamais tout à fait le même, et jamais totalement différent.
Les formes au centre.
Autant d’écritures que de versions, mais dans un même fichier ; embrasser les éditions.
Et si la fabrique était partout ?
Le livre est une incitation à la créativité.
Gutenberg n’a rien inventé, comme tout entrepreneur qui se respecte.
Est-ce que l’édition c’est transformer un document en livre ?
Le livre est un artefact !
Réduire le livre à quelques récits historiques de grandes figures, quelle tristesse.
Le pillage du libre est sans fin.
L’idée fut alors d’étendre ce balisage plutôt que d’en créer un énième nouveau, une sorte de réforme sémantique.
Tout forger, tout fédérer.
Les choses compliquées doivent rester compliquées (mais expliquées).
Le temps de la thèse doit être un temps structuré (bon courage).
La possibilité du versionnement du texte dépend de sa structure.
Le livre oscille entre une merveilleuse entreprise lucrative sous couvert de revendication d’accès populaire et une recherche de la forme originale et précieuse plébiscitée par la classe bourgeoise.
Un nouveau format c’est toujours une occasion de déconstruire et de critiquer les précédents, même si on ne saura pas quoi en faire.
Un format lisible partout pour les masses !
Les révolutions ne sont pas toujours où l’on pense qu’elles sont.
Repenser l’informatique, mais est-il encore temps ?
Modéliser pour la masse.
Versionner les cathédrales.
Il y a une si grande différence entre adopter et fabriquer, deux modes qui ne sont pas accessibles à toutes et tous.
Il y a des livres qui ne sont pas lus, il y a des gestes d’édition vains.
YOLO les formats du livre.
La gestion de versions au service des communs, ou Git comme condition de vie.
Le texte imprimé n’est rien d’autre qu’un moyen de réaliser une liaison visuelle.
La dimension artisanale de certaines initiatives est une composante essentielle de ces démarches éditoriales. Nous prolongeons cette réflexion dans l’analyse d’une chaîne d’édition existant
Les conditions d’existence du livre sont aussi celles de la littérature.
De la glaise au bois.
Industrialiser pour mieux s’ennuyer.
Si l’humain crée la littérature, alors nous devons nous intéresser à la littérature, paraît-il.
Un artefact est donc un objet matériel inerte.
Le livre, en tant qu’objet ou en tant que concept, est un artefact.
C’est dans la destruction de toute institution que seul espoir est permis.
L’artefact est un moyen d’agir sur le monde, et le livre est parvenu à cela.
C’est l’imprimerie qui domine le monde.
Contre l’existence du logiciel, critique des alternatives et double mouvement au menu.
La réalisation d’un concept peut-elle être unique ?
Le nom même d’une maison d’édition à la rescousse de la définition d’un concept
La modélisation de la littérature fait partie de la littérature elle-même.
Les circonvolutions des scripts informatiques nous font perdre la maîtrise de nos outils.
Le geste porte l’antériorité de son effet, l’artefact.
Créer des boucles pour des index, et indexer les boucles.
Tout baliser. Tout.
Les nouvelles idées s’assument et se ressemblent.
L’édition est-elle à l’épreuve des manifestes ?
L’édition n’est que processus technique(s).
Tout n’est que dynamique. Tout.
Le flou du geste.
En contexte numérique la lecture est une écriture (ailleurs aussi).
En lisant nous recomposons des récits.
Dynamiter la littérature.
Les multiples fenêtres de mon éditeur de texte sont des ouvertures scripturales sur l’intérieur.
L’évolution plutôt que la conception, l’adaptation plutôt que l’innovation.
Dire que l’édition est réductible à une intention, c’est ignorer la technique, toute technique.
De la nécessité de se défocaliser de l’artefact.
L’éditorialisation est un décentrement de l’édition, un embrassement de la globalité du monde avec comme point de départ le livre.
Le livre serait piloté par l’argument, il ne pourrait pas être gratuit ou libre.
Les interfaces textuelles comme positionnement propositif.
Nous sommes mus par une même énergie, par un même désir d’indépendance et de découverte.
La publication multimodale à partir d’une source unique est un acte éditorial totalement sémantique.
Le livre n’est pas un métamédia car il ne peut simuler les autres médias, en revanche il peut recueillir des discours sur les médias.
Quelle est la différence entre une dépendance intégrée et déclarée ?
L’édition est une activité de prototype, autant dans le contenu, dans la forme, que dans les fabriques.
Chercher l’adhésion en présentant des modèles non conventionnels est une perte de temps (et d’énergie).
Le format texte sauvera le monde (ou pas).
Les fabriques de publication peuvent aussi aller vers la décroissance.
Les cadres ou frameworks sont des tremplins.
Le numérique, au pluriel.
Le temps du prototype.
Le livre est un postmetamedia.
Faire du numérique avec l’imprimé, voilà le rêve curieux et cohérent des techno-critiques éclairé·e·s.
Écrire sans texte, marcher sans laisser de trace.
Le numérique est double mais non dual.
Le passage d’un numérique aristocrate à un numérique ubiquitaire engendre une tension qu’il faut maintenir.
Contre l’informatique, parce que ça tient chaud.
Le prix de la précision semble être faussement celui de la verbosité.
Le temps est venu de créer nos propres outils, et de contribuer à ceux des autres.
Le problème est de chercher la croissance, plutôt qu’une forme d’équilibre.
L’expérimentation est une amorce.
Écrire le texte est écrire le modèle de ce texte.
Le sens du texte n’est partageable qu’à condition de lui donner une forme.
Considérer l’historique de nos écritures comme une écriture.
Le choix de la décroissance numérique est un renoncement aux injonctions capitalistes.
Structurer est une nécessité pour rendre la connaissance accessible.
Composer n’est pas écrire.
La considération du format est la condition d’une étude critique des médias.
L’édition est un jeu sans fin, à condition de ne pas se laisser enfermer dans des modèles figés.
Faire c’est défaire.
Les formats comptent pas pour du beurre.
Et si on s’interrogeait vraiment sur ce qu’est un texte ?
Les balises HTML ne chevauchent pas gaiement les textes sémantiques.
Les pulsations argumentatives au détriment des pulsions réthoriques.
Des balises vers la multimodalité.
Le liberalisme modéré des formats ne serait pas une si mauvaise chose.
Une si belle citation sur un problème si futile.
Format. Format ? Format !
La prose des formats.
Le logiciel est un outil d’oppression de plus.
Le mode hybride comme seul remède au tout logiciel.
La modélisation est partout, vraiment partout.
Les chapelles et les cloches.
Faire avec des image réalise des symboles.
La critique du logiciel se constitue ainsi en une sorte de logiciel, où les portes de sortie sont trop rares.
Apprendre à programmer proprement c’est rejoindre la main-d’œuvre prolétaire du code.
Le dessein n’existe que par l’action.
Le flux plutôt que le bloc.
Nous avons le devoir d’étudier les fabriques de toutes sortes.
Mais pourquoi s’échiner à produire toujours, encore.
Après l’édition sans éditeurs le renversement serait l’édition sans argent.
Il était une fois l’édition.
La thèse ne sert qu’à délimiter les contours de ce qui s’en vient.
Les multiples cercles participent ou sont les fabriques.
Il n’y a rien à défendre mais tout à montrer.
Les modèles, dont nous sommes les auteurs, nous reconfigurent.
Il nous faut modéliser les modèles.
Rendu à ce point, ce que nous ne lisons pas est peut-être ce qui nous définit le mieux.
Scénariser les versions d’un même texte, voilà une activité éditoriale réjouissante.
Dans le développement d’un outil, le changement d’échelle est aussi un changement de métier.
Nous devons faire l’effort de dévoiler nos différentes altérités numériques, c’est (aussi) ce qui fait commun.
Si nous avions encore un doute concernant l’argent qui pourri tout, le développement logiciel en est une preuve criante.
Une description n’est pas une prescription, un dessin n’est pas un plan.
Et l’édition est cet objet dont personne ne veut.
Imbriquer l’imbrication.
Ne laissons pas l’édition au texte.
Comment défendre un métier qui est intrinsèquement lié à un mouvement destructeur ?
Guidées par un monde qui s’émiette.
Baliser les alternatives flamboyantes, est-ce les éteindre déjà ?
A-t-on vraiment besoin d’étudier comment nous lisons pour analyser ce qu’est l’édition ?
Le carré dans le carré, rien ne bouge.
Mais pourquoi se perdre autant entre lecture et édition ?
À partir de combien de caractères une commande textuelle devient-elle de la littérature ?
Quel poids maximum la thèse peut-elle porter ?
338 mots, 2336 caractères, 2412 octets, le condensé qui ne veut plus dire grand chose.
De la programmation pour imprimer.
Ne pas, un créneau militant face aux technologies consuméristes, dans la recherche et la création.
Tout se joue sur le matériel.
Construire des futurs désirables, et bancals.
Les designers se cachent pour designer.
L’informatique (moderne) a apporté son lot de modélisation qui dépasse largement la programmation.
Quelques listes pour quelques billets.
Le versionnement comme condition de construction et de diffusion des éditions numériques.
Modéliser la recherche ne se limite pas qu’à chercher ou obtenir des subventions.
Accepter les limites pour en définir de nouvelles.
Les concepts s’accumulent, les lignes se ressèrent.
Parmi les multiples dimensions de l’édition numérique, le versionnement est une partie importante.

Quatrième livraison de l’aperçu de mon atelier de recherche (ex-atelier de thèse), du 467 au 617e commits littéraires écrits dans les creux de l’atelier.