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Slow web

We can’t keep building apps with the desktop mindset of permanent, fast connectivity, where a temporary disconnection or slow service is regarded as a problem and communicated as an error.
Alex Feyerke, Say Hello to Offline First

Deux usages

À la lecture du billet de David, puis de ceux de Loïc, de la Team Hoodie, ou d’Olivier Ertzscheid, deux usages d’Internet et de l’informatique semblent désormais se distinguer voir s’opposer :

  • un premier usage, le plus actuel, qui tend vers une hyperconnexion, vers une dématérialisation absolue, où l’accès remplace le fichier, où la disponibilité pour les machines semblent naturelle, où la synchronisation sans discontinuité est de mise ;
  • un deuxième usage, quelque peu à rebours de la plupart des tendances actuelles, qui privilégie les comportements asynchrones, l’utilisation hors ligne, et l’indépendance face à des jardins fermés.

Slow web

La notion de “slow web” dont parle David me fascine. Surement parce que parler de “slow web” revient à utiliser des systèmes réellement asynchrones, de ceux qui permettent des lectures déconnectées, des entre-temps qui favorisent les interactions — et non uniquement les connexions. Cette notion me fascine d’autant plus que depuis deux ans je déconstruits mon utilisation des services liés à Internet, partant de l’utilisation à outrance des écosystèmes proposés notamment par Google pour aller vers une maîtrise toute relative des outils et de leurs données — sur ce point le passage de Wordpress à Octopress est assez symptomatique. Les systèmes ou les workflows pensés sur ce modèle semblent par ailleurs robustes et fiables ; les arguments évoqués par Alex Feyerke — “Say Hello to Offline First” — ne sont pas suffisants, il ne s’agit pas que d’infrastructures techniques mais aussi d’usages. Quand bien même une connexion permanente sera possible pour toutes et tous, qu’est-ce que cela nous apportera, quelles seront les effets induits ?
La question est aussi de savoir comment ces deux modèles vont évoluer conjointement, et si cette cohabitation sera possible à moyen et long terme. L’usage des machines et des réseaux interfère désormais dans notre relation avec les autres ; les choix liés à ces infrastuctures aussi.